Historique

L’origine du Tir à l’Arc est liée à l’origine de l’homme.

En effet, l’homme a toujours été préoccupé par l’idée de lancer des objets pour se défendre et attaquer, ou tout simplement pour s’amuser. Cependant, son apparition est principalement due au besoin de chasser.

Les matériaux utilisés étaient toujours organiques et les têtes de flèches étaient en pierre, en silex ou en roche volcanique (obsidienne). Certaines des plus anciennes trouvées en Afrique du Nord ou au Sahara, ont environ 50.000 ans.

Le matériel fut progressivement perfectionné : bois durci au feu, flèches en pointes dentelées, utilisation de la pierre, de l’os, et de l’empennage en plume. Dans la Haute Antiquité les habitants des contrées pauvres en bois fabriquèrent des arcs par collage de bandes de cornes, d’os, de nerfs et de tendons, créant ainsi, 1.000 ans avant nos arcs contemporains, les premiers arcs composés.

 

Par la suite (Antiquité), l’arc est devenu arme de guerre dans toutes les civilisations (Egyptiens, Indiens d’Amérique, Perses, Syriens…).

Durant le Haut Moyen-âge, l’arc était toujours l’arme prépondérante pour la chasse comme pour la guerre.
En 1260, Saint Louis publie une ordonnance par laquelle chacun est « requis de prendre exercice du noble jeu d’arc, plutôt que de fréquenter d’autres jeux dissolus » et s’inscrit lui-même dans une confrérie.

Charles IV le Bel reprend cette ordonnance et conseille « au sénéchaux, baillis, prévôts et autres officiers du royaume de mettre en exécution la-dite ordonnance point à point, sous peine d’encourir sont indignation ».

Charles VII, voulant doter la France d’une véritable armée nationale, créa par les ordonnances de 1445 et 1448 le Corps des Francs Archers. Exemptés de certains impôts du fait de leur fonction, ces Francs Archers, roturiers pour la plupart, devaient se conduire noblement, faute de quoi ils étaient sévèrement punissables et amendables.

De Charles V à Louis XVI, les archers s’organisent en Compagnie ou en Serments. Dotés de franchise et de privilèges spéciaux, ils font partis des armées permanentes, puis des milices bourgeoises dont ils forment l’élite et la partie la plus active.

Après avoir joui pendant plusieurs siècles d’une existence politique, après avoir été une institution tour à tour ou en même temps religieuse, civile et militaire, l’Archerie française fut définitivement supprimée et dissoute, lors de la Révolution de 1789, par plusieurs décrets de l’Assemblée Nationale et de la Convention, qui firent rentrer dans le domaine de l’état, les biens possédés par les Chevaliers de l’Arc, et les incorporèrent eux-mêmes dans la garde qui avait remplacé les milices bourgeoises, c’est-à-dire dans la Garde Nationale. Quelques Compagnies d’Arc subsistèrent néanmoins et conservèrent les traditions des réceptions et des usages.

La chevalerie renaît cependant sous le premier Empire. Les rites ancestraux de chevalerie que les archers n’ont jamais cessé de se transmettre de génération en génération, conjugués à l’esprit sportif s’affermissant à la fin du XIXème siècle, conduisent les Compagnies d’Arc à s’organiser et à se structurer en Rondes et Familles, d’abord en « Pays d’Arc », puis sur l’ensemble du territoire.

 

C’est ainsi que la Fédération Française de Tir à l’Arc (F.F.T.A.) vit le jour en 1928 et que trois ans plus tard elle fut à l’origine de la création de le Fédération Internationale de Tir à l’Arc (F.I.T.A.).

Les statuts anciens ne répondant plus désormais aux besoins de la Chevalerie, les Archers français se trouvaient donc, dans cette alternative, ou de conserver sans les observer, des règlements vieillis et insuffisants, ou de les soumettre à une révision complète, afin de les mettre en harmonie avec l’état actuel de la Chevalerie. C’est à ce dernier parti qu’ils se sont arrêtés.

Pour les mêmes raisons invoquées en 1864, la Fédération Française de Tir à l’Arc, née de besoins et de nécessités nouvelles, présente aujourd’hui, sur les demandes pressantes qui lui ont été faites, un règlement modernisé, en rapport avec les moeurs et la vie actuelle.

Les règlements généraux de 1864, édités en 1869, ayant presque totalement disparu des archives des Compagnies d’Arc, beaucoup de celles-ci ont demandé à la Fédération Française de Tir à l’Arc, de les faire rééditer. C’est à quoi se sont employés les Membres du Conseil de Permanence, après y avoir apporté quelques modifications qui, si elles rajeunissent ces statuts tant aux termes employés qu’aux précisions données n’ont absolument rien changé quant à la forme et aux traditions qu’il est indispensable de maintenir dans leur intégrité.

 

A partir de 1972, le Tir à l’Arc est reconnu de façon permanente en tant que Discipline Olympique.

 

Actuellement le tir à l’arc se décline sous de nombreuses formes :

La chasse : La chasse est encore pratiquée dans de nombreux pays du monde. Les formes de chasse sont multiples : affût, pêche…
La compétition : Le tir à l’arc comporte de nombreuses disciplines. Il fait aussi partie des Sports Olympiques.

 

Le tir à l’arc est un sport qui requiert concentration et maîtrise de soi. C’est aussi un loisir qui peut réunir plusieurs générations d’une même famille.

Rédacteur Céline